Gabi Jimenez

Peinture

« Vous qui voyez des caravanes, des détritus, des délinquants, des nomades, des indigents, des problèmes, des vols en perspective, des gitans, des parasites de la société, des enfants sales, moi j’y vois la vie, la famille, le bonheur, la joie de vivre, la rage d’exister, la force de continuer, le soleil dans les yeux des enfants. »  


« La peinture de Gabi Jimenez, foisonnante qui n’est pas sans évoquer Keith Haring ou Basquiat, est peuplée de silhouettes graciles, d’ombres que l’on sait condamnées. Mais les barbelés qui enserrent ses guitares et ses personnages pourraient tout aussi bien être ceux des camps de rétention.  Il nous rappelle, en discours et en images, que la menace n’est pas morte. Que la réalité vécue par les RRoms reste celle du rejet, de l’expulsion, de l’enfermement, fut-ce dans des « villages d’insertion » dont les pseudo bonnes intentions masquent mal le caractère liberticide. » MicroCassandre


Représentatif d'un art nouveau surgit des caravanes, des bidonvilles et des terrains vagues, Gabi Jiménez ne cesse d'exposer ses œuvres en France et à l'étranger.
Inqualifiable, inclassable, indéfinissable, l'art de Gabi Jiménez, résolument contemporain, actuel et singulier dans ce siècle nouveau, perturbe et peut déranger. Non pas par les couleurs éclatantes utilisées pour structurer l'œuvre. Mais par les thématiques choisies par l'artiste, par la transposition des idées et des messages sur les supports. Sans oublier bien sûr, cette manière brutale de composer et d'associer les éléments picturaux. Cela devient alors une fresque éclairée criée, clamée, hurlée bien au-delà du support, dépossédée des détails qui ne servent plus à grand-chose pour lui à ce moment là.

Gabi JIMENEZ a représenté la France au «Premier Roma Pavillon» de la Biennale d'art contemporain de Venise en 2007, première fois dans l’histoire de l’art où le peuple Tsigane est représenté. Gabi Jimenez  s'applique à faire le lien entre l'horreur des camps d'extermination et du génocide des Tsiganes et certaines situations contemporaines de relégation, d'exclusion et de racisme quotidien.

En 2010, avec la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage), l’ADVOG (association Départementale voyageur/Gadjé du Val d’Oise) et Tony Gatlif  il travaille sur la mise en place d’une année commémorative sur la déportation et l’internement des Tsiganes en France pendant la deuxième guerre mondiale. Il a en charge le volet artistique de cet événement.


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